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vendredi 8 avril 2016

Le Parfum




Le Parfum
Histoire d’un meurtrier


Auteur : Patrick Süskind
Date de parution : 1985
Genre : roman
Particularité : Le roman a pour sous-titre Histoire d’un meurtrier.


Résumé :
Jean Baptiste Grenouille voit le jour en 1738  à Paris, au cimetière des Innocents, lieu où se déroule également le marché et est l’endroit le plus puant de la capitale. Sa mère,  poissonnière,  avait accouché cet enfant indésiré puis l’abandonne au milieu d’un tas de déchets comme ces quatre précédents chérubins. Espérant que Grenouille serait mort-né comme les autres, elle poursuit tranquillement son travail juste après l’accouchement, mais le nourrisson s’accroche à la vie et pousse des cris, ce qui attire l’attention des passants. Arrêtée par la police elle est condamnée à mort pour infanticide.
Orphelin, Grenouille est confié successivement à une nourrice, puis à un moine, avant d’être envoyé chez Mme Grimard, qui recueille des enfants moyennant une somme d’argent. Il est mis à l’écart par les autres qui le trouvent étrange. De constitution robuste, il  résiste à toutes sortes de maladies. A huit ans, il devient apprenti chez Grimal, un tanneur brutal. Il travaille le cuir sans se soucier de l’odeur nauséabonde de la fabrique. Au cours de ses nombreuses promenades dans Paris, il remarque qu’il est doté d’un odorat surdéveloppé qui lui permet de décomposer toutes les odeurs, qu’il finit par apprendre par cœur.
Le soir du 1er Septembre 1753 marque un tournant dans sa vie : il rencontre une jeune fille dans la rue des Marais et la tue pour renifler goulûment son odeur, qu’il trouve des plus indicibles et extraordinaires. Il détient le but de sa vie : devenir le meilleur parfumeur du monde. Pour cela, il devient apprenti chez Giuseppe Baldini, l’un des plus célèbres maîtres parfumeurs de la capitale. Il crée des parfums pour le compte de ce dernier, qui s’approprie ses créations et rencontre un immense succès. En échange, Baldini lui enseigne l’art des parfumeurs et la technique de la distillation qui permet d’extraire l’odeur des fleurs. Mais, avide et impatient d’emprisonner toutes les senteurs, Grenouille échoue dans sa quête : il ne peut s’emparer de l’odeur des objets, comme le laiton. Baldini l’informe alors que d’autres techniques plus développées sont utilisées à Grasse et le nomme compagnon après l’avoir exploité pendant trois ans.
Durant son voyage pour Grasse, Grenouille remarque qu’il hait l’odeur des hommes. Il s’arrête dans une grotte et y vit en reclus pendant sept ans. Il se crée son propre royaume d’odeurs et passe ses journées à se souvenir des parfums qu’il a connus. Un jour, il découvre avec stupeur qu’il n’a pas d’odeur. Cette terrible découverte le pousse à quitter sa caverne pour retourner à la civilisation. Recueilli par le marquis de Taillade-Epinasse, qui compte l’utiliser comme preuve d’une de ses théories scientifiques, il est amené à Montpellier où il crée un parfum qui lui permet d’avoir une odeur humaine et d’exister aux yeux des autres. Grenouille comprend alors que « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes », il entreprend la réalisation d’un parfum pouvant les dominer et les asservir.
Arrivée à Grasse, il travaille chez Mme Arnulfi. L’amant de cette dernière, le compagnon Druot, lui apprend de nouvelles techniques, dont l’enfleurage. Lors de ses expérimentations, il constate que cette méthode lui permet de capturer l’odeur des êtres vivants. Grenouille, dénué de toute notion de bien et de mal, sacrifie vingt-quatre jeunes vierges pour réaliser son ultime parfum. Pour parfaire son projet Grenouille projette également de s’emparer de l’odeur de la fille du deuxième consul, Laure Richis, qui est pour lui l’élément clé. Le père de Laure tente en vain de sauver sa fille. Grenouille la tue et achève la préparation de son parfum : son dessein est réalisé.
Quelques jours plus tard, il est arrêté. Lorsqu’il s’avance sur l’échafaud pour être exécuté, le public commence à ressentir les effets du parfum et perd peu à peu la raison. Il est perçu comme un être pur et innocent, un ange descendu sur Terre et est même gracié. Cependant, Grenouille s’enfuit et retourne à Paris, sur les lieux de sa naissance. Là, il s’asperge de son parfum et les personnes alentour sont attirées par ce qu’elles croient être un ange. L’attirance est tellement forte qu’ils en viennent à dépecer Grenouille et à le dévorer. Une demi-heure plus tard, il disparaît de la surface de la Terre.

Pour plus d’informations sur Le Parfum, cliquer ici.


mardi 15 mars 2016

Pierre Corneille


Pierre Corneille





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Pierre Corneille


         A) Biographie


Pierre Corneille est un dramaturge français né à Rouen en 1606 et mort à Paris en 1684. Issu d’une famille bourgeoise, Pierre Corneille suit des études de droit et devient avocat. Il se tourne vers le théâtre et rédige sa première pièce de théâtre (comédie), Mélite, en 1629, qu’il propose à une troupe d’acteurs itinérants qui fonderont plus tard le Théâtre du Marais. La comédie, jouée à Paris, connaît un grand succès, ce qui décide Corneille à entreprendre une carrière théâtrale. Il est alors âgé de 23 ans.

Corneille rédige ensuite plusieurs comédies, puis s’essaie à la tragédie avec Médée en 1635. La même année, il est engagé, avec 4 autres auteurs, par le Cardinal de Richelieu pour écrire les pièces de théâtre dont les sujets sont imaginés par celui-ci.

En 1637, Le Cid est joué pour la première fois au théâtre du Marais, à Paris, et connaît un immense succès. Cependant, Mairet et Scudéry, les rivaux de Corneille, jaloux, déclenchent la « querelle du Cid ». Soutenus par Richelieu, ils lui reprochent d’avoir copié un autre auteur espagnol, Guillén de Castro, et de ne pas avoir respecté les règles du théâtre classique, notamment les règles de la vraisemblance et de la bienséance. Au bout d’une année de querelles, Richelieu demande à Mairet et Corneille de se réconcilier. Corneille poursuit sa carrière d’écrivain en rédigeant des tragédies.

En 1641, il épouse Marie de Lampérière, fille d’un lieutenant, avec qui il aura 7 enfants. L’année suivante, sa tragédie Cinna lui apporte la consécration. Corneille, considéré comme le plus grand auteur dramatique de tous les temps, est appelé le « Sophocle français ». En 1647, il est reçu par l’Académie Française. En 1650, Corneille est nommé procureur général des Etats de Normandie, mais perd son poste l’année d’après. Sa pièce Pertharite est un échec, ce qui l’incite à renoncer au théâtre et à se consacrer à la traduction de L’Imitation de Jésus-Christ (1656). Cependant, en 1659, il revient au théâtre avec Œdipe.

Entre-temps, le public se passionne pour les pièces de Jean Racine et Corneille l’aperçoit comme un terrible rival. En 1670, les deux auteurs créent simultanément une pièce sur le même thème. Bérénice de Racine triomphe, tandis que Tite et Bérénice de Corneille remporte un succès mitigé, tout comme le reste de ses œuvres, dont certaines ont plus de succès que d’autres. Suite à la publication de Suréna en 1675, Corneille annonce qu’il arrête son activité de dramaturge.

Il meurt en 1684, à Paris, suite à une grave maladie. En 1685, son frère Thomas lui succède à l’Académie Française.

         B) Bibliographie :

Pièces de théâtre :
Mélite (1629)
La Veuve (1632)
La Suivante (1634)
Médée (1635)
Le Cid (1637)
Horace (1640)
Polyeucte (1642)
Le Menteur (1644)
Rodogune (1644)
Théodore (1647)
Héraclius (1647)
Andromède (1650)
Nicomède (1651)
Pertharite (1651)
Œdipe (1659)
Sertorius (1662)
Sophonisbe (1663)
Othon (1664)
Agésilas (1666)
Attila (1667)
Pulchérie (1672)
Suréna (1674)

Autres :
Discours des trois unités (1660)

Pour plus d’informations sur Corneille, cliquer ici.

lundi 8 février 2016

L'Assommoir



L’Assommoir


Auteur : Emile Zola
Date d’écriture : 1876
Date d’édition en volume : 1877
Genre : roman
Mouvement : Naturalisme


Résumé :
A Paris, en 1850, dans le quartier populaire de la Goutte-d’Or, Auguste Lantier abandonne sa compagne Gervaise, fille d’Antoine Macquart et de Joséphine Gavaudan, et leurs deux enfants, Claude et Etienne, deux semaines après leur arrivée à Paris. Bien qu’elle boite légèrement, Gervaise travaille courageusement comme blanchisseuse pour élever ces derniers. Bientôt, elle se marie avec Coupeau, un ouvrier zingueur. Travailleurs et économes, ils acquièrent une certaine aisance après quatre ans de dur labeur. La famille s’agrandit avec la naissance d’Anna, surnommée Nana. Gervaise rêve de s’installer à son compte mais un accident de travail de son mari la contraint à utiliser ses économies pour le soigner. Cependant, Goujet, un ami de la famille secrètement amoureux de Gervaise, lui prête de l’argent pour qu’elle puisse concrétiser son projet. Durant sa convalescence, Coupeau prend goût à la paresse et commence à consommer de l’alcool.
Les clients affluent et la blanchisserie de Gervaise prospère. Coupeau reprend le travail de manière irrégulière : il passe plus de temps dans les cabarets que sur le chantier. Durant une fête organisée par les Coupeau, Lantier réapparaît dans la vie de Gervaise. A l’invitation de Coupeau, il s’installe dans leur foyer et dirige bientôt leur vie entière. La situation se dégrade peu à peu : Coupeau sombre dans l’alcoolisme, travaille de moins en moins et Gervaise doit subvenir seule aux besoins de toute la famille et de Lantier ainsi que de sa belle-mère.
Epuisée, Gervaise se met à boire, néglige son travail et perd peu à peu sa clientèle, avant d’être contrainte de vendre sa boutique. Les Coupeau abandonnent leur confortable logement pour une mansarde et tombent dans la misère noire. Coupeau, détruit par l’alcoolisme, meurt à l’hôpital. En 1869, Gervaise vieillie prématurément, meurt à son tour à l’âge de 41 ans, sous un escalier.

Version audio disponible ici.
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mardi 2 février 2016

Thérèse Raquin



Thérèse Raquin

Auteur : Emile Zola
Date de parution : 1867
Genre : roman
Mouvement : naturalisme
Particularités : troisième roman d’Emile Zola. L'auteur en tirera lui-même, en 1873, une pièce de théâtre intitulée Thérèse Raquin : drame en 4 actes


Résumé
Thérèse Raquin est l'enfant d'une union entre un capitaine de l'armée française en Algérie et d'une mère originaire d’Afrique. A l’âge de deux ans, elle perd sa mère et son père la confie à sa sœur Mme Raquin pour l’élever. Cette dernière a un fils, Camille, fragile et souvent malade. Les enfants vont alors grandir côte à côte.
A vingt et un ans, Thérèse épouse Camille. Mais bientôt, lassé par la campagne, le jeune homme souhaite s'installer à Paris et ambitionne de travailler dans une grande administration. Madame Raquin réalise les désirs de son fils en louant une boutique et un appartement au passage du Pont Neuf. Les femmes ouvrent une mercerie tandis que Camille travaille dans l'administration des chemins de fer d'Orléans.
Le temps passe et Thérèse s’ennuie : la visite chaque jeudi soir de quatre mêmes invités rythment ses semaines. Elle feint pourtant d’être heureuse et contemple  son mari, un éternel convalescent, avec mépris.
Un soir, Camille amène à la maison Laurent, un ancien ami, qu’il a retrouvé par hasard. Bientôt, Thérèse et Laurent deviennent amants. Ils inventent alors de nombreux stratagèmes pour se retrouver. Mais les difficultés à se rencontrer clandestinement font germer dans l’esprit des deux amants l’idée de tuer le mari gênant, tout en faisant passer le crime pour un accident, pour pouvoir enfin s’aimer au grand jour.
Laurent finit par trouver une solution : un dimanche, lors d’une promenade sur la Seine, il noie Camille et fait chavirer la barque. La police enquête et conclut à un accident. Le plan machiavélique de Laurent est un succès. Pour les deux amants, désormais assassins, c’est paradoxalement le début des angoisses. Le remariage de Thérèse avec Laurent ne donne pas au nouveau couple le bonheur espéré.
Tous deux revoient sans cesse le fantôme de l’ancien mari. Ils sombrent peu à peu dans la folie et se rejettent mutuellement la responsabilité du crime. Des scènes affreuses rythment désormais leur quotidien et les coups pleuvent. Mme Raquin comprend lors de leurs disputes continuelles qu’ils ont assassiné son fils. Devenue paralysée et muette, elle ne peut les dénoncer à la police. Dégoûtés par leur existence et ne se supportant plus, les deux meurtriers finissent par se suicider.

Livre audio disponible, cliquer ici.
Pour plus d’informations sur Thérèse Raquin, cliquer ici.